…ou le récit d’une aventure avec une Jumobile, des filles jolies ou pas, une ligne droite super grande, une cathédrale, 99 Luftballons, un KFC, un zoning industriel, des ukulélés, des affiches de Gilden, la traversée dangereuse d’un parc, un homme très surpris, un homme très énervé, un essui quand même trop classe, de belles autoroutes et une Carine plutôt fourbe…
Aaaah, Cologne ! Sa cathédrale, son carnaval, ses basiliques, ses musées… Tant de choses à voir et à faire à Cologne ! Du moins, quand on est un touriste normal… Ce que nous n’étions assurément pas, deux de mes amis et moi, lorsque nous avons décidé de nous y rendre hier. Il existe en effet un endroit en cette jolie ville connu de tous les musicos, j’ai nommé… Le Music Store. Le Music Store est, comme son nom l’indique, un magasin. Mais en réalité, c’est vraiment bien plus que ça. Sur un musicien, l’effet est à peu près le même que sur un homme lâché dans la Playboy Mansion après 40 jours d’abstinence: il y a plein d’instruments partout, on a envie de toucher à tout, on sait pas ou donner de la tête… Bref, le Music Store était donc la raison principale (pour ne pas dire unique) de notre escapade à Cologne. Comme vous le savez si vous avez lu la page Nel Himself, je suis guitariste, et c’est donc dans le but avoué de faire l’acquisition d’un nouveau joujou que je me suis rendu dans cette jolie ville, accompagné de deux compères, un ice-tea green tiède dans l’estomac pour seul déjeuner.
Avant de continuer, il vous faut savoir que pour une raison inexpliquable, l’Univers entier s’attèle à transformer toutes mes escapades en aventures lorsque je suis accompagné de J., mon ami, heureux propriétaire et conducteur de feu Cacahuète (son ex-voiture) et de la flambante Jumobile (son actuelle voiture). Rien ne se passe jamais comme prévu, ou en tout cas il arrive toujours un truc. D’où la présence de cet article dans la catégorie Tribulations, qu’il inaugure d’ailleurs.
Départ 10h15, région Liégeoise, durée approximative estimée du trajet: 1h45 minutes. Première déception: le seul problème de la Jumobile en fait, c’est qu’il n’y a pas de radio. Qu’à celà ne tienne, je chanterai des chansons ! Un « noooooooOooooOoooooooooooOn pitiiiiéééééééé » à l’unisson de mes compagnons de route m’en dissuadera finalement. Nous voilà en route, les discussions vont bon train, rhytmées par la douce voix de la tendre Carine, magnifique GPS chargé de nous mener à bon port sans qu’on se perde 8 fois. Première surprise: on est vraiment pas loin de l’Allemagne, en fait. Et là, passés la frontière, seconde surprise: les autoroutes allemandes sont vraiment, vraiment bien faites. Dans le genre on aime rouler dessus quoi ! Bon ça paraît naze dit comme ça, mais en Belgique c’est vraiment loin d’être le cas, alors hein, nous on a kiffés. Nous sommes des gens simples.
Bref, la route défile, Ju trépigne à l’idée de pouvoir pousser un peu sa fidèle voiture, tellement qu’il doit régulièrement s’éponger grâce à son fidèle essui. P-y apparemment transformé par l’air allemand nous gratifie d’un magnifique et inoubliable remix de 99 Luftballons qui nous donne uniquement l’envie d’arriver vite, très vite, ou alors de nous pendre, et nous y voilà. 8€ le parking pour 4h, ok… Sans du tout avoir l’impression de nous être fait avoir, on se met en route vers le magasin situé à quelques pas du parking. Troisième surprise: c’est encore plus grand qu’en photo ! On entre par un ascenceur, décidément ces gens-là ne font rien comme nous, puis on a l’air un peu cons vu qu’on veut rentrer par la sortie, mais finalement on y est.
Je vous passe la promenade dans les méandres du magasin ponctuée de « waaaah t’as vu celle là? », « ouh putain t’as vu son corps là? », « mouais j’aime pas trop les formes ». Comme dans la Playboy Mansion vous disais-je. On arrive enfin à la partie qui m’intéresse vraiment: les guitares acoustiques/electro-acoustiques! On regarde, on essaye… Jusqu’à ce qu’on LA trouve. Elle, celle que je baptiserai plus tard Amy, une splendide Yahama CPX-500 NT au son qui m’a emballé de suite. Et sur un ampli fame, ça donne même encore mieux! Bref, c’est un presque coup de foudre, le prix reste raisonnable, c’est une bonne guitare pour cette gamme de prix: banco, j’achète. Enfin, presque: je n’achète jamais le ventre vide, j’ai mes principes. Donc on se met en route pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent le temps que je réflexionne sur mon futur achat, et là, quatrième surprise: on tombe sur un KFC. Kentucky Fried Chicken. Étant de nature aventureuse, ayant faim, étant avide de découverte et de junkfood, n’ayant pas ça chez nous en Belgique, il ne nous a pas fallu longtemps pour nous décider. Et étonnamment, ça semble moins chimique et bourré de digestifs qu’un Quick ou McDo. L’estomac rempli, j’étais décidé: c’était elle que je voulais, elle et moi ça allait durer, j’en étais sûr, on allait s’aimer. Quelques minutes et un vendeur plus tard, elle était virtuellement à moi.
L’histoire pourrait s’arrêter ici, d’autant que le post devient long (courage!). Mais le lecteur attentif que vous êtes aura certainement relevé le mot capital de la phrase précédente, il s’agit bien sûr de… virtuellement. Il en reste une en stock, je suis chanceux. Mais le vendeur m’explique dans un anglais bien meilleur que le mien qu’il faut aller l’enlever à leur dépôt, qui n’est censé être qu’à « 5-10 minutes from here by car » (cette information est capitale pour la suite), et très facile à trouver grâce à un plan qui a effectivement l’air super simple. Mais ça, c’était sans compter l’aide de la belle Carine (le GPS, vous vous souvenez?). Elle qui nous fut toujours fidèle et salvatrice jusque là, nous a emmenés dans des chemins ma foi fort improbables. C’est là qu’entrent en jeu le monsieur très surpris et le monsieur très fâché. Le premier, sur son vélo, très surpris de nous voir traverser un parc strictement interdit aux voitures (mais c’est Carine qui nous a dit de…!) et le second, très énervé de voir que, cherchant notre chemin, nous bloquions la route vers laquelle il voulait se diriger, nous tuant tous plusieurs fois d’un regard haineux. Vous savez, du genre du mec qui a vraiment envie de vous fusiller sans sommation, de rouler sur votre cadavre et puis de l’attacher à l’arrière de sa voiture pour le traîner sur plusieurs kilomètres. Les colognais (gnois? gneux? gngngn?) sont décidément des gens stressés.
Bref, il s’agissait donc de trouver le chemin du dépôt. Finalement après mains détours, on parvient à trouver le zoning. C’est déjà ça… Et en parcourant les allées, on tombe sur le dépôt, fantastique, on a trouvé super facilement en fait, il avait raison le gars. Ahem. La guitare est finalement mienne… Et en avant sur le chemin du retour. Il suffit de se repasser le paragraphe sur l’aller pour se rendre compte de ce qu’il fût ( »arf, elles sont quand même bien les autoroutes ici » « on est vraiment pas loin de chez nous quand on passe la frontière, en fait »).
S‘achève donc ce fabuleux périple d’une demi journée au pays de la choucroute, de la Gilden (apparemment) et des belles autoroutes. Au passage je tiens à signaler qu’on a QUAND MÊME vu la Cathédrale de Cologne, qui vaut largement le coup d’oeil, ainsi qu’une bonne majorité des colognaises, qui le valent aussi (le coup d’oeil).Oui, d’accord, c’est pour me donner bonne conscience en pensant que je ne suis pas allé dans une superbe ville sans rien y voir.
Et dire que mardi, le Ju et moi-même nous rendons à Londres accompagnés d’une amie… Pendant 3 jours. Et on enchaîne sur trois jours de festival (LaSemo, Hotton).
Promis, je ne ferai pas un post de 60000 mots, mais je ne résisterai sans doute pas à l’envie de vous conter mes prochaines aventures… A bientôt, donc, pour un nouveau récit Tribulations!
HS: Vous avez peut-être remarqué les quelques soucis que j’ai eus avec le blog ces deux derniers jours, ne vous en faites pas ils sont complètement réglés. N’utilisez JAMAIS le module OVH pour installer votre blog. Franchement.
Commentaires récents