On the Road with Monday Morning : LaSemo 2009
Je sais, j’ai un peu tardé à écrire ce billet. C’est que je pensais pouvoir faire la partie 2 et 3 en même temps, et puis finalement non. Il me manque en effet un élément essentiel mais top-secret que vous découvrirez bien assez vite!
Aujourd’hui, si vous le voulez bien, parlons Musique. Parlons musique, et parlons festival.
L’édition 2009 du festival LaSemo était la dernière étape de notre périple à trois. Et dès maintenant je me dois d’être sincère: je n’étais de prime abord pas totalement convaincu par l’affiche, composée très majoritairement de groupes francophones de la « nouvelle vague »: Suarez, La Rue Ketanou, les Ogres de Barback, Emily Loizeau. Avec à côté du très connu comme Daan. Du beau nom en somme, mais pas ce que j’ai forcément l’habitude d’écouter. Je lorgnais du coin de l’oeil vers Moriarty que j’apprécie pas mal en album, et Zita Swoon dont j’avais entendu beaucoup de bien.
Mais le festival LaSemo avait aussi une initiative intéressante: se voulant un « Festival Durable », l’organisation était pensée en fonction, et beaucoup d’activités autour de ce thème étaient organisées tout au long des 3 jours. Par exemple, les gobelets en plastique dur réutilisables étaient une très bonne idée: pas de déchet sur la pleine, et une initiative « verte ». Outre ça, les stands d’informations, les petits-dej’ distribués par Oxfam pour un prix modique, la possibilité de fabriquer (un peu) d’électricité en pédalant sur une machine prévue pour, … Bref ils ne changent pas le monde, mais ils y contribuent ! Prenez une tente, deux amis, une affiche sympa quand même, une bonne initiative, des prix démocratiques, et me voilà convaincu.
Avant de parler de musique, je me dois quand même de parler du montage de la tente. Bon, on est pas du tout scout, donc on a galéré, pour le plus grand plaisir du groupe d’à côté (scouts, eux) qui se moquaient allègrement et ouvertement de nous ! Merci les gars pour le coup de main que vous ne nous avez pas donné ! On l’a montée quand même cette tente. Et elle tenait. Non mais !
Entrons tout de suite dans le vif du sujet. Moi qui étais d’abord un peu frileux quant à l’affiche, j’ai vite complètement oublié mes a priori ! Suarez pour commencer. Ces mecs-là m’en ont mis plein les oreilles: des morceaux hyper plaisants, une belle énergie, un public réceptif, un super jeu de scène… Bref, emballé dès le premier groupe que j’ai pu voir. Et la suite de la soirée n’a fait que me conforter encore plus dans cette idée: les musiciens de Moriarty et leur chanteuse m’ont complètement emballé. Je connaissais un peu en studio, mais en Live c’était vraiment à voir.
Enfin, la tête d’affiche du premier jour, les flamands de Daan. Les ayant déjà vu, je savais donc plus ou moins à quoi m’attendre: un gros show. Daan, c’est une musique qui a et qui donne la pêche, mais aussi un gros show. Le Daan là, il prend de l’âge mais il a de l’énergie à revendre. Vraiment énorme. Ajoutez à ça une très jolie batteuse, et vous obtenez un moi conquis. La fin de soirée se terminera sous les platines de Cosy Mozzy, bien connu en Belgique. Sympa, mais pas forcément mon style.
Retour au camping, on rencontre des gens, on discute, on boit un peu. Nuit courte, et d’autant plus courte que le Festival avait prévu des animations sur le camping. Comme le réveil mouvementé, drôle et en musique par les déjantés de chez Kermesz à L’est, en plein milieux du camping.Ils auront d’ailleurs l’occasion de jouer plusieurs fois comme ça. Merci à eux !
Après un aussi prometteur premier jour, j’attendais le deuxième avec impatience, et je n’ai pas été déçu. D’abord, Too Much and the White Nots . Je ne connaissais absolument pas, et ils m’ont fait une très très bonne impression. Vraiment un groupe très sympa, à écouter !
Mais j’étais à des lieues de m’imaginer l’énorme baffe que j’allais me prendre juste après. Quand sont entrés sur scène les BaliMurphy, j’étais à des kilomètres de m’imaginer qu’ils allaient à ce point me surprendre. Un mélange de folk, de rock, de cuivres, de cordes, de percussions époustouflant. Une présence sur scène et une énergie incroyables, des textes réfléchis et touchants… Ma révélation du festival. À écouter absolument!
Sont ensuite venus les français de Variety Lab; qui malgré une musique vraiment vraiment sympa et beaucoup d’énergie, n’ont pas eu la moitié du public qu’ils auraient mérité. Vraiment, dommage qu’ils soient passés à cette heure où les gens ont choisi d’aller manger pour ne rien rater d’Emily Loizeau et de La Rue Ketanou qui ont suivi… Ils étaient vraiment vraiment bons. Après, Emily Loizeau et La Rue Ketanou… doit-on encore les présenter? Deux super concerts, plein d’énergie. Mémorables !
Le troisième jour fut musicalement plus calme. Demeurés à deux, la seule demoiselle du groupe ayant du nous quitter plus tôt, entre les courses du dernier jour et les Chouffes qu’on s’était promis de boire dans un café local, on a moins profité de la plaine. On est quand même pas passés à côté des excellentissimes Ogres de Barback. Bien que plus calme musicalement, ce dernier jour fut le plus riche en rencontres de toutes sortes, et sans doute celui où l’on a le plus profité de l’ambiance particulière et éclectique propre à un festival. Mentions spéciales aux mecs qui picolaient avec nous devant l’entrée de la plaine, à Thomas (je crois), à Cécile que je ne reverrai sans doute jamais (oh! mean life!), à Ann et son frère qui nous ont permis de réviser notre anglais, et aux gens qui ont joué de la guitare avec nous dans le camping jusqu’aux aurores. Mention spéciale à la Rue Ketanou également, qui a improvisé un concert dans le bar du camping, sorte de baraque à frites de 8m² tout au plus!
Bref, une organisation irréprochable, des concerts vraiment excellents, 12000 festivaliers, une initiative durable, … See you next year, LaSemo !
Un festival de feu, c’est sûr
A priori j’étais pas super chaud pour l’affiche non plus, mais maintenant j’en redemande complètement :p. Pas mal de nouveaux groupes que je vais suivre maintenant
. Mais bon des groupes comme les ogres de barback, la rue ketanou, ballimurphy, c’est vraiment (je trouve) un style de musique qui convient parfaitement à l’ambiance d’un festival
. Pour en profiter à fond faut vraiment faire plusieurs jours de festival, et là c’est le panard
Allez vieux bouc, à bientot
C’toi le vieux bouc
Mais tu dis des choses toutafé vraies