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On the Road with Monday Morning : LaSemo 2009

20/07/2009 Nel 2 commentaires

Je sais, j’ai un peu tardé à écrire ce billet. C’est que je pensais pouvoir faire la partie 2 et 3 en même temps, et puis finalement non. Il me manque en effet un élément essentiel mais top-secret que vous découvrirez bien assez vite!

Aujourd’hui, si vous le voulez bien, parlons Musique. Parlons musique, et parlons festival.
L’édition 2009 du festival LaSemo était la dernière étape de notre périple à trois. Et dès maintenant je me dois d’être sincère: je n’étais de prime abord pas totalement convaincu par l’affiche, composée très majoritairement de groupes francophones de la « nouvelle vague »:  Suarez, La Rue Ketanou, les Ogres de Barback, Emily Loizeau. Avec à côté du très connu comme Daan. Du beau nom en somme, mais pas ce que j’ai forcément l’habitude d’écouter. Je lorgnais du coin de l’oeil vers Moriarty que j’apprécie pas mal en album, et Zita Swoon dont j’avais entendu beaucoup de bien.

Mais le festival LaSemo avait aussi une initiative intéressante: se voulant un « Festival Durable », l’organisation était pensée en fonction, et beaucoup d’activités autour de ce thème étaient organisées tout au long des 3 jours. Par exemple, les gobelets en plastique dur réutilisables étaient une très bonne idée: pas de déchet sur la pleine, et une initiative « verte ». Outre ça, les stands d’informations, les petits-dej’ distribués par Oxfam pour un prix modique, la possibilité de fabriquer (un peu) d’électricité en pédalant sur une machine prévue pour, … Bref ils ne changent pas le monde, mais ils y contribuent ! Prenez une tente, deux amis, une affiche sympa quand même, une bonne initiative, des prix démocratiques, et me voilà convaincu.

Avant de parler de musique, je me dois quand même de parler du montage de la tente. Bon, on est pas du tout scout, donc on a galéré, pour le plus grand plaisir du groupe d’à côté (scouts, eux) qui se moquaient allègrement et ouvertement de nous ! Merci les gars pour le coup de main que vous ne nous avez pas donné ! On l’a montée quand même cette tente. Et elle tenait. Non mais !

Entrons tout de suite dans le vif du sujet. Moi qui étais d’abord un peu frileux quant à l’affiche, j’ai vite complètement oublié mes a priori ! Suarez pour commencer. Ces mecs-là m’en ont mis plein les oreilles: des morceaux hyper plaisants, une belle énergie, un public réceptif, un super jeu de scène… Bref, emballé dès le premier groupe que j’ai pu voir. Et la suite de la soirée n’a fait que me conforter encore plus dans cette idée: les musiciens de Moriarty et leur chanteuse m’ont complètement emballé. Je connaissais un peu en studio, mais en Live c’était vraiment à voir.

Enfin, la tête d’affiche du premier jour, les flamands de Daan. Les ayant déjà vu, je savais donc plus ou moins à quoi m’attendre: un gros show. Daan, c’est une musique qui a et qui donne la pêche, mais aussi un gros show. Le Daan là, il prend de l’âge mais il a de l’énergie à revendre. Vraiment énorme. Ajoutez à ça une très jolie batteuse, et vous obtenez un moi conquis. La fin de soirée se terminera sous les platines de Cosy Mozzy, bien connu en Belgique. Sympa, mais pas forcément mon style.

Retour au camping, on rencontre des gens, on discute, on boit un peu. Nuit courte, et d’autant plus courte que le Festival avait prévu des animations sur le camping. Comme le réveil mouvementé, drôle et en musique par les déjantés de chez Kermesz à L’est, en plein milieux du camping.Ils auront d’ailleurs l’occasion de jouer plusieurs fois comme ça. Merci à eux !

Après un aussi prometteur premier jour, j’attendais le deuxième avec impatience, et je n’ai pas été déçu. D’abord, Too Much and the White Nots . Je ne connaissais absolument pas, et ils m’ont fait une très très bonne impression. Vraiment un groupe très sympa, à écouter !
Mais j’étais à des lieues de m’imaginer l’énorme baffe que j’allais me prendre juste après. Quand sont entrés sur scène les BaliMurphy, j’étais à des kilomètres de m’imaginer qu’ils allaient à ce point me surprendre. Un mélange de folk, de rock, de cuivres, de cordes, de percussions époustouflant. Une présence sur scène et une énergie incroyables, des textes réfléchis et touchants… Ma révélation du festival. À écouter absolument!

Sont ensuite venus les français de Variety Lab; qui malgré une musique vraiment vraiment sympa et beaucoup d’énergie, n’ont pas eu la moitié du public qu’ils auraient mérité. Vraiment, dommage qu’ils soient passés à cette heure où les gens ont choisi d’aller manger pour ne rien rater d’Emily Loizeau et de La Rue Ketanou qui ont suivi… Ils étaient vraiment vraiment bons. Après, Emily Loizeau et La Rue Ketanou… doit-on encore les présenter? Deux super concerts, plein d’énergie. Mémorables !

Le troisième jour fut musicalement plus calme. Demeurés à deux, la seule demoiselle du groupe ayant du nous quitter plus tôt, entre les courses du dernier jour et les Chouffes qu’on s’était promis de boire dans un café local, on a moins profité de la plaine. On est quand même pas passés à côté des excellentissimes Ogres de Barback. Bien que plus calme musicalement, ce dernier jour fut le plus riche en rencontres de toutes sortes, et sans doute celui où l’on a le plus profité de l’ambiance particulière et éclectique propre à un festival. Mentions spéciales aux mecs qui picolaient avec nous devant l’entrée de la plaine, à Thomas (je crois), à Cécile que je ne reverrai sans doute jamais (oh! mean life!), à Ann et son frère qui nous ont permis de réviser notre anglais, et aux gens qui ont joué de la guitare avec nous dans le camping jusqu’aux aurores. Mention spéciale à la Rue Ketanou également, qui a improvisé un concert dans le bar du camping, sorte de baraque à frites de 8m² tout au plus!

Bref, une organisation irréprochable, des concerts vraiment excellents, 12000 festivaliers, une initiative durable, … See you next year, LaSemo !

On the Road with Monday Morning – Part #1: Mind the Gap

14/07/2009 Nel 3 commentaires

Bonjour à tous !

De retour après 6 jours du feu de dieu, prêt à vous conter tout ça ! Cet article sera le premier d’une série de normalement trois, ce nombre pouvant varier mais de manière moins certaine que mon âge. Celui-ci, le premier, sera très logiquement consacré à mon premier citytrip dans l’ordre chronologique, à savoir Londres. Le second sera consacré au festival LaSemo, et le troisième sera une petite surprise.

I <3 London, c’est dit.
Pour changer, les aventures et anecdotes sont nombreuses… Petit quatrième de couverture pour savoir à quoi vous attendre en entamant ce post-fleuve… Londres avec MondayMorning, c’était grand, superbe, un english breakfast, des « mind the gap » gros comme des maisons, une carte beaucoup trop utile, des supers écureuils, un canard suicidaire, Trafalgar Square, sex shops in Soho, Batman et Robin, Mourgatte, chapochapo deupwinpé, des mips, des mops, des yaks, des pubs, des glaçons, une « manager » très énervée ( »YOU HAVE NOT PAID!!! TWOHUNDREDPROCENT SHURE »), une réceptionniste très jolie, une chambre en sous-sol, Picadilly Circus, Chinatown, Hyde Park, de la malbouffe, des pakis fermés beaucoup trop tôt, des gens beaucoup trop pressés, des voitures qui roulent à gauche (non mais sérieusement?), des feux rouges pûrement indicatifs, des feux verts, des maxibus (decibus beridius), la Norris Street, la Bateman Street, la drache du siècle, un Nel et un Ju dans cette même drache, un paki introuvable alors qu’il est à une rue de l’hotel, qui est lui aussi introuvable…

En fait, je ne compte pas vous conter les trois jours comme j’ai pu le faire pour Cologne. Ca serait aussi pénible pour vous que long à écrire pour moi ! Du coup, je ne raconterai que les Notable Facts (Notaibeul faktss)

Notable Fact #1: Londres c’est grand (très). Ok ça vous paraît banal comme fact, pas du tout notable même, mais je vous mets au défi d’aller raconter ça à mes pieds. Ajourd’hui encore ils me détestent pour ce que je leur ai fait subir, et à l’heure actuelle je ne sais pas s’ils me pardonneront un jour. Ils bénissent par contre le métro au nom de tous les saints, tellement bien pensé à Londres… Mais Londres c’est aussi un somptueux mélange entre modernité et tradition, entre ville et nature. Londres a vraiment une atmosphère unique avec ses sublîmes coins de verdure perdus au milieu du tumulte de la ville. Les parcs à Londres c’est un peu comme les oasis dans le désert. Ca participe grandement au charme de la ville et à son ambiance si particulière.

Notable Fact #2: L’univers, celui-là même qui s’attèle avec beaucoup de soin à compliquer la vie de Julien et moi-même, a encore frappé de nombreuses fois. La plus Nautaibeul de ce trip à Londres étant probablement lorsqu’il a sans doute trouvé marrant de nous perdre à 1 ou 2km de l’hotel, sous ce qui s’avèrera le lendemain (selon les journaux londoniens) la pluie du siècle. Ca n’aurait pas été drôle s’il nous avait permis d’avoir le moindre vêtement de pluie ou parapluie. Bref, nous fûmes légèrement mouillés. Pendant que Madame faisait sa sieste, bien au chaud à l’hotel. On se vengera.

Notable Fact #3: Charlotte a un anglais remarquablement rouillé. Il faut le dire. Mouahahahaha chapeauchapeau.

Notable Fact #4: Les Londoniens sont pressés. Ce n’est un secret pour personne. Il nous a fallu un petit temps d’adaptation avant de comprendre pourquoi on tient sa droite dans les escalators, et surtout pour comprendre que les feux rouges, là-bas, servent uniquement à vous informer que si vous traversez à ce moment là, vous avez un peu plus de chance d’avoir un problème. Purement décoratif indicatif, donc. Mais pour le coup sur la fin on avait pris le pli, au taquet et tout. Faudrait voir.

Notable Fact #5: Il n’y a pas de poubelle à Londres. Ou franchement un nombre négligeable, et suffisament bien cachées pour qu’on ne puisse pas les voir. Et le pire, c’est sans doute à St. Pancras International, ou après avoir cherché à trois dans TOUTE la gare, on a fini par demander à un mec avec un chariot de prendre nos déchets. Et pourtant, la ville est un exemple de propreté… alors là, je dis bravo.

Notable Fact #6: On ne rendra jamais suffisament hommage à l’inventeur de la cartographie. De même qu’aux personnes qui ont établi un aussi précis plan de Londres. Là-bas, c’est un peu comme une bière belge quand il fait vraiment chaud: c’est vital. Si on ne l’a pas sorti au moins 140 fois en 3 jours, je mange mon sombrero.

Various Notable Facts: Je m’en voudrais de ne pas mentionner la manager de notre hotel qui nous engueulait parce qu’on avait pas payé (alors que si hein, non mais on est pas des voleurs). « YOU HAVE ABSOLUTELY NOT PAID, YOU BELIEVE ME, YOU HAVE NOT PAID !!! 200% SURE !!! » … Et Ju d’y aller de son « Hey don’t be mad, we are cool so be cool, there is no problem » dans un anglais magnifiquement francophone. Je pense qu’elle ne nous aimait pas.
Comment ne pas parler également du canard suicidaire de Hyde Park ou de la Norris Street ? Des écureuils beaucoup trop mignons et vraiment pas farouches, des pigeons qui se posent littéralement sur les touristes (sales bêtes, ceux-là sont les pires), des maxibus (© Ju). Et notre passage dans un des milliers de Starbucks qui jalonnent la ville? Bof, il avait rien de spécial le capuccino. De mon pins batman gentiment offert par Cha et beaucoup (beaucoup) trop bien? Ces souvenirs sont profondément gravés quoi qu’il en soit. Et si je n’en parle pas ici, soyez sûrs que je ne les oublierai pas de si tôt…

Parfois, quelques images valent mieux que de belles paroles. Et comme les miennes ne sont même pas belles, ça vaut encore plus.

Mes pieds m'ont forcé à la mettre.

Mes pieds m'ont forcé à la mettre. Hommage à leur sauveur.

Le Canard Suicidaire. Plusieurs tentatives en seulement quelques minutes.

Le Canard Suicidaire. Plusieurs tentatives en seulement quelques minutes.

The Magnificent Squirrel. C'est pas cool, Cha, d'attirer un écureuil avec du bois.

The Magnificent Squirrel. C'est pas cool, Cha, d'attirer un écureuil avec du bois.

Best. Street. Ever.

Best. Street. Ever.

Des grands malades.

Des grands malades.

Voilà !
Londres, je t’aimeuh. C’est redit !

À tout bientôt pour la seconde partie de « On The Road with Monday Morning – Part #2: LaSemo Festival » et pour la Part #3 – MondayMorning themselves.

Nel

Willkommen in Köln

05/07/2009 Nel 2 commentaires

…ou le récit d’une aventure avec une Jumobile, des filles jolies ou pas, une ligne droite super grande, une cathédrale, 99 Luftballons, un KFC, un zoning industriel, des ukulélés, des affiches de Gilden, la traversée dangereuse d’un parc, un homme très surpris, un homme très énervé, un essui quand même trop classe, de belles autoroutes et une Carine plutôt fourbe…

Aaaah, Cologne ! Sa cathédrale, son carnaval, ses basiliques, ses musées… Tant de choses à voir et à faire à Cologne ! Du moins, quand on est un touriste normal… Ce que nous n’étions assurément pas, deux de mes amis et moi, lorsque nous avons décidé de nous y rendre hier.  Il existe en effet un endroit en cette jolie ville connu de tous les musicos, j’ai nommé… Le Music Store. Le Music Store est, comme son nom l’indique, un magasin. Mais en réalité, c’est vraiment bien plus que ça.  Sur un musicien, l’effet est à peu près le même que sur un homme lâché dans la Playboy Mansion après 40 jours d’abstinence: il y a plein d’instruments partout, on a envie de toucher à tout, on sait pas ou donner de la tête… Bref, le Music Store était donc la raison principale (pour ne pas dire unique) de notre escapade à Cologne. Comme vous le savez si vous avez lu la page Nel Himself, je suis guitariste, et c’est donc dans le but avoué de faire l’acquisition d’un nouveau joujou que je me suis rendu dans cette jolie ville, accompagné de deux compères, un ice-tea green tiède dans l’estomac pour seul déjeuner.

Avant de continuer, il vous faut savoir que pour une raison inexpliquable, l’Univers entier s’attèle à transformer toutes mes escapades en aventures lorsque je suis accompagné de J., mon ami, heureux propriétaire et conducteur de feu Cacahuète (son ex-voiture) et de la flambante Jumobile (son actuelle voiture). Rien ne se passe jamais comme prévu, ou en tout cas il arrive toujours un truc. D’où la présence de cet article dans la catégorie Tribulations, qu’il inaugure d’ailleurs.

Départ 10h15, région Liégeoise, durée approximative estimée du trajet: 1h45 minutes. Première déception: le seul problème de la Jumobile en fait, c’est qu’il n’y a pas de radio. Qu’à celà ne tienne, je chanterai des chansons ! Un « noooooooOooooOoooooooooooOn pitiiiiéééééééé » à l’unisson de mes compagnons de route m’en dissuadera finalement. Nous voilà en route, les discussions vont bon train, rhytmées par la douce voix de la tendre Carine, magnifique GPS chargé de nous mener à bon port sans qu’on se perde 8 fois. Première surprise: on est vraiment pas loin de l’Allemagne, en fait. Et là, passés la frontière, seconde surprise: les autoroutes allemandes sont vraiment, vraiment bien faites. Dans le genre on aime rouler dessus quoi ! Bon ça paraît naze dit comme ça, mais en Belgique c’est vraiment loin d’être le cas, alors hein, nous on a kiffés. Nous sommes des gens simples.

Bref, la route défile, Ju trépigne à l’idée de pouvoir pousser un peu sa fidèle voiture, tellement qu’il doit régulièrement s’éponger grâce à son fidèle essui. P-y apparemment transformé par l’air allemand nous gratifie d’un magnifique et inoubliable remix de 99 Luftballons qui nous donne uniquement l’envie d’arriver vite, très vite, ou alors de nous pendre, et nous y voilà. 8€ le parking pour 4h, ok… Sans du tout avoir l’impression de nous être fait avoir, on se met en route vers le magasin situé à quelques pas du parking. Troisième surprise: c’est encore plus grand qu’en photo ! On entre par un ascenceur, décidément ces gens-là ne font rien comme nous, puis on a l’air un peu cons vu qu’on veut rentrer par la sortie, mais finalement on y est.

Je vous passe la promenade dans les méandres du magasin ponctuée de « waaaah t’as vu celle là? », « ouh putain t’as vu son corps là? », « mouais j’aime pas trop les formes ». Comme dans la Playboy Mansion vous disais-je.  On arrive enfin à la partie qui m’intéresse vraiment: les guitares acoustiques/electro-acoustiques! On regarde, on essaye… Jusqu’à ce qu’on LA trouve. Elle, celle que je baptiserai plus tard Amy, une splendide Yahama CPX-500 NT au son qui m’a emballé de suite. Et sur un ampli fame, ça donne même encore mieux! Bref, c’est un presque coup de foudre, le prix reste raisonnable, c’est une bonne guitare pour cette gamme de prix: banco, j’achète. Enfin, presque: je n’achète jamais le ventre vide, j’ai mes principes. Donc on se met en route pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent le temps que je réflexionne sur mon futur achat, et là, quatrième surprise: on tombe sur un KFC. Kentucky Fried Chicken. Étant de nature aventureuse, ayant faim, étant avide de découverte et de junkfood,  n’ayant pas ça chez nous en Belgique, il ne nous a pas fallu longtemps pour nous décider.  Et étonnamment, ça semble moins chimique et bourré de digestifs qu’un Quick ou McDo. L’estomac rempli, j’étais décidé: c’était elle que je voulais, elle et moi ça allait durer, j’en étais sûr, on allait s’aimer. Quelques minutes et un vendeur plus tard, elle était virtuellement à moi.

L’histoire pourrait s’arrêter ici, d’autant que le post devient long (courage!). Mais le lecteur attentif que vous êtes aura certainement relevé le mot capital de la phrase précédente, il s’agit bien sûr de… virtuellement. Il en reste une en stock, je suis chanceux. Mais le vendeur m’explique dans un anglais bien meilleur que le mien qu’il faut aller l’enlever à leur dépôt, qui n’est censé être qu’à « 5-10 minutes from here by car » (cette information est capitale pour la suite), et très facile à trouver grâce à un plan qui a effectivement l’air super simple. Mais ça, c’était sans compter l’aide de la belle Carine (le GPS, vous vous souvenez?). Elle qui nous fut toujours fidèle et salvatrice jusque là, nous a emmenés dans des chemins ma foi fort improbables. C’est là qu’entrent en jeu le monsieur très surpris et le monsieur très fâché. Le premier, sur son vélo, très surpris de nous voir traverser un parc strictement interdit aux voitures (mais c’est Carine qui nous a dit de…!) et le second, très énervé de voir que, cherchant notre chemin, nous bloquions la route vers laquelle il voulait se diriger, nous tuant tous plusieurs fois d’un regard haineux. Vous savez, du genre du mec qui a vraiment envie de vous fusiller sans sommation, de rouler sur votre cadavre et puis de l’attacher à l’arrière de sa voiture pour le traîner sur plusieurs kilomètres. Les colognais (gnois? gneux? gngngn?) sont décidément des gens stressés.

Bref, il s’agissait donc de trouver le chemin du dépôt. Finalement après mains détours, on parvient à trouver le zoning. C’est déjà ça… Et en parcourant les allées, on tombe sur le dépôt, fantastique, on a trouvé super facilement en fait, il avait raison le gars. Ahem. La guitare est finalement mienne… Et en avant sur le chemin du retour. Il suffit de se repasser le paragraphe sur l’aller pour se rendre compte de ce qu’il fût ( »arf, elles sont quand même bien les autoroutes ici » « on est vraiment pas loin de chez nous quand on passe la frontière, en fait »).

S‘achève donc ce fabuleux périple d’une demi journée au pays de la choucroute, de la Gilden (apparemment) et des belles autoroutes. Au passage je tiens à signaler qu’on a QUAND MÊME vu la Cathédrale de Cologne, qui vaut largement le coup d’oeil, ainsi qu’une bonne majorité des colognaises, qui le valent aussi (le coup d’oeil).Oui, d’accord, c’est pour me donner bonne conscience en pensant que je ne suis pas allé dans une superbe ville sans rien y voir.
Et dire que mardi, le Ju et moi-même nous rendons à Londres accompagnés d’une amie… Pendant 3 jours. Et on enchaîne sur trois jours de festival (LaSemo, Hotton).
Promis, je ne ferai pas un post de 60000 mots, mais je ne résisterai sans doute pas à l’envie de vous conter mes prochaines aventures… A bientôt, donc, pour un nouveau récit Tribulations!

HS: Vous avez peut-être remarqué les quelques soucis que j’ai eus avec le blog ces deux derniers jours, ne vous en faites pas ils sont complètement réglés. N’utilisez JAMAIS le module OVH pour installer votre blog. Franchement.

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