Je l’ai vu pour vous #1: G.I. Joe.
Parfois, il est des films au cinoche que vous allez voir sans trop savoir pourquoi. Vous savez parfaitement que le film sera mauvais, que vous faites une erreur, que vous les regretterez et que les 8€ (parce qu’en plus, c’est cher) pour la place pourraient être mieux utilisés… Mais à cause d’une force invisible et inexorable, vous vous retrouvez dans la salle, rempli d’espoir. Et la plupart du temps, vous assistez bel et bien à une daube intersidérale.
Et bien j’ai décidé de lutter contre cette force (oh damn you, universe!), parce que hein, bon, c’est la crise ma bonne dame. Bon moi j’avoue je suis faible, je résiste jamais. Mais vous… Vous, vous pouvez ! Alors si je peux cramer 8€ pour que vous les économisiez super souvent, je le ferai ! NON MAIS !
Par contre, il est des perles qu’il ne faudra absolument pas manquer ! Et ça je veux aussi le crier au monde entier (QUE RIEN NE PEUUUUUUUUUUT NOUS SEPARER ! LALALALA) ! Soyons honnêtes, je suis juste amateur de cinéma, mon avis vaut ce qu’il vaut, mais je vous le donne quand même. Bref, catégorie Cinéma.
Vous l’aurez deviné si vous avez lu le titre, c’est bien de G.I. Joe que je vais vous parler aujourd’hui. Les plus de 20 ans et plus s’en souviendront sans aucun doute, et avec un plaisir nostalgique non feint, on se refait le générique.
Là, première question: POURQUOI avoir été voir ce film? Comment penser que ça aurait pu être bien? Moi même je me demande encore. C’est tout l’intérêt de cet article, vous éviter cette fameuse interrogation.
Passons au film… Alors G.I. Joe, c’est réalisé par Stephen Sommers, soit le mec qui à qui on doit la trilogie « La Momie » et Van Hellsing. En gros c’est un mec qui réalise des blockbusters à gros budget… Et en voyant G.I. Joe, on ne peut s’empêcher de comparer avec Michael Bay, papa des Transformers (notamment). En effet, tout y est: ça pète dans tous les sens tout le temps, les dialogues sont vides, le scénario tient en 2 lignes, des vannes pourries qui ne font jamais mouche, les actrices (n’)ont (que) des corps de rêve et il y a des guest stars derrière tout ça pour faire vendre un peu. Ajoutez une dose d’humour potache (on retiendra la déjà culte scène de Transformers 2 avec un gros plan sur ce qui est censé être des couilles de robot… un grand moment!), et vous avez G.I. Joe. Les personnages sont caricaturés à souhait: on a le rigolo-séducteur de service (Ripcord), la chaudasse en combinaison cuir (La Baronne), le Super-Vilain complètement taré (Commander C.O.B.R.A alias Rex alias), le héros de la guerre qui « veut de l’action », … Bref, la psychologie des personnages est pas bien compliquée. Tout pour que ça soit efficace.

De gauche à droite: Stormshadow, La Bonn...euh Baronne, McCullen (Destro), Général Hawk, Ripcord, Duke, Breaker, Heavy Duty.
Pour vous faire une idée, G.I. Joe a le record absolu du nombre de véhicules explosés pour un film : 112. Sachant que le film dure environ 2h, ça fait presqu’une moyenne d’un véhicule par minute qui explose. Et je vous passe les scènes ou ce ne sont pas des véhicules qui explosent, mais des bâtiments, des gens, ou autres. En gros, on en prend vraiment plein la gueule du début à la fin du film, l’action est ininterrompue. Et il faut reconnaître que dans ce domaine, le film se montre extrêmement efficace. Tout y est: gadgets à outrance, explosions, explosions, explosions, chorégraphies de ninja, armes, explosions, gunfights, course-poursuites (sur terre en voiture et à pieds, sous l’eau, en l’air, sous terre)…
Du côté des effets spéciaux, on passe du meilleur au pire. On retiendra l’énorme scène de la destruction de Paris, où à la fin j’avais littéralement mal à la tête à cause de toutes les explosions, qui se clôture par un effondrement de la Tour Eiffel sur un pont pas très loin. Mais globalement c’est assez réussi.
Impossible de ne pas sourire devant certaines répliques qui sonnent tellement creux que ça en devient risible! Impossible aussi de ne pas rire devant le côté too much de certains gadgets, genre la combinaison qui permet au corps de courir beaucoup plus vite que les voitures, et de supporter la traversée de plusieurs mètres de béton sans avoir la moindre égratinure. Ou encore l’avion hypersonique qui vole à Mach 6 (rien que ça), et qui permet de faire Pôle Nord > Moscou > Washington en environ 10 minutes.
J‘ai dit que G.I. Joe était à comparer à un Michael Bay. Et c’est sans aucun doute pour l’excès de testostérone qui transpire de ces films, avec le même côté nanar/série B. Le problème, c’est que Michael Bay le fait bien mieux. Je trouve que c’est beaucoup plus assumé dans Transformers 2 que dans G.I. Joe. Et décidément, ça pète beaucoup trop de tous les côtés. C’est mille fois plus décérébrant (c’est dire), et les jeux d’acteurs sont bien moins bons (c’est dire). Puis bon, Sienna Miller n’arrive qu’aux chevilles de Megan Fox… même si c’est déjà pas mal. Ceci dit, il y a Scarlett, et Sienna Miller + La Rouquine… elles se défendent les bougresses.
Je reconnaîtrai cependant une certaine fidélité dans les personnages par rapport au dessin animé et aux figurines: Shadowstorm, SnakeEyes, Destro et Commander sont particulièrement réussis. Scarlett aussi (miam).
Au final, si vous voulez vous déconnecter le cerveau pendant 2h devant une suite d’explosions avec des gadgets et des filles, ce film est fait pour vous… Vous savez à quoi vous en tenir !
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